diapo_029C’était le samedi 7 juillet 2007, j’avais rendez vous avec ma sœur pour faire les photos de baptême de ma nièce. Nous avions rendez vous à 9h/9h30 à l’église Notre dame du Rosaire, à la Rivière. Je suis restée durant toute la cérémonie. Gino, lui, était chez maman avec les enfants, le temps que je finisse. Ensuite, avec mon beau frère, ma sœur, le parrain et la marraine, nous sommes partis chez la belle mère de ma sœur pour déjeuner. Gino est venu me rechercher, et avant de rentrer à la maison, nous sommes passés chez maman pour chercher les enfants. Nous sommes arrivés à la maison vers 14 heures. On a regardé la télé avec les enfants et Stanley est monté dans la chambre de ses sœurs pour écouter de la musique et se reposer, car la veille, nous étions invités et nous nous sommes couchés tard .

Ce fameux 7 juillet, au soir, nous étions de nouveau invités dans la famille, mais je n’avais pas envie d’y aller. J’ai décidé d’envoyer Britany avec maman qui était arrivée dans l’après midi. Je suis montée dans la chambre pour prendre quelques affaires pour Britany et Noellie. Stanley dormait sur le lit. Au moment où je suis sortie, il m’a regardée et je suis partie avec Ylanne et Britany.

Je pense qu’il a fait cela peu de temps après mon départ. Gino était en bas avec les autres enfants devant la télé.

Arrivée chez maman, je venais pour la coiffer, elle m’a dit de « laisser tomber », qu’elle ne voulait plus se coiffer. Je suis alors partie avec Ylanne et nous sommes passés chez une amie pour discuter de « tout et de rien ». Il était 18h/18h30

A la maison, Franny a réclamé son frère. Gino lui a répondu que son « Dada » était dans la chambre. Elle est montée, a cogné, appelé, sans aucune réponse. Elle est redescendue et a dit à Gino qu’il ne répondait pas. Gino est monté, il a frappé à la porte, a appelé, lui aussi, sans aucune réponse. Il a ensuite défoncé la porte et a trouvé le corps sans vie de Stanley, à moitié à genoux sur le lit superposé de ses sœurs, la tête posée entre des attaches de rideaux (Stanley avait pris des attaches de rideaux pour tenter son expérience. Gino a tout fait pour le réanimer, le bouche à bouche, le massage cardiaque. Il m’a appelée (il devait être 18h45), tout affolé en me disant de descendre tout de suite… il est arrivé un malheur !

Et moi, j’ai compris tout de suite, j’ai senti que c’était Stanley. J’ai pris Ylanne sous mon bras et mon amie, elle était toute affolée, tracassée, elle voulait savoir ce qu’il se passait. Arrivée à la maison, il y avait un couple d’amis qu’on n’avait pas vu depuis un certain temps. Tellement, j’étais choquée, je ne les ais pas reconnus. Je suis montée directement en haut, dans la chambre pour voir « c’était quoi »… Gino m’a regardée, fait un signe de tête et j’ai compris que c’était fini. Je n’avais plus de fils.

Tous les jours, je repense à cette scène, je le vois, encore les yeux à moitié fermés, la bouche à moitié ouverte… comme si il regrettait.

Maintenant, ma priorité, ce sont mes autres enfants, m’occuper d’eux et faire passer au monde entier un message : je voudrai que tous les jeux dangereux s’arrêtent, qu’il n’y ait plus de mort, plus de souffrance. Je voudrai dire aussi à l’APEAS que ce qu’ils font, c’est très bien et qu’il faut continuer, et que maintenant, je fais partie de l’association pour mon fils et pour les autres enfants.

Mickaelle

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